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On s’est filmés en monopalme : 3 erreurs de posture qu’on ne sentait pas

Lors de notre dernière séance de dynamique à la piscine, on a sorti la caméra pour filmer notre posture en monopalme. L’idée était simple : repartir avec quelques belles images de nage en monopalme. Au visionnage, le sourire a laissé place à quelques grimaces : la tête dépassait, les genoux pliaient, le dos se creusait. C’est parti pour une analyse d’images.

Image 1 : tête et bassin à corriger

Illustration, nageur en monopalme, mauvaise position de la tête

La base est bonne, mais la tête dépasse de la ligne des bras et le bas du dos se cambre.

Ce qui fonctionne

  • Les bras sont tendus vers l’avant et les mains superposées : la « flèche » est construite.
  • Le nageur est bien centré dans sa ligne d’eau, à distance du fond.

Ce qui peut être amélioré

  • La tête est au-dessus des bras. Elle forme une bosse qui crée une zone de turbulence. Elle devrait être calée entre les biceps, regard vers le fond.
  • Les bras partent légèrement vers le bas. Ils doivent prolonger l’axe du corps, pas plonger sous la ligne des épaules.
  • Le bas du dos est creusé. La courbure marquée au niveau des lombaires et des fessiers élargit la section frontale du nageur. Un léger basculement du bassin et un gainage abdominal actif aplatissent cette zone.

Image 2 : une belle glisse, mais des mains disjointes

Illustration, nageur en monopalme, mauvaise position des mains

C’est l’image la plus aboutie : le corps est allongé, la palme prolonge les jambes et l’ensemble reste presque horizontal.

Ce qui fonctionne

  • Jambes tendues et serrées, chevilles en extension : la palme est dans l’axe.
  • Bras tendus loin devant, le nageur « s’étire » sur toute sa longueur.
  • Trajectoire horizontale, sans montée ni descente parasite.

Ce qui peut être amélioré

  • La tête reste un peu haute, comme sur l’image 1. Le défaut est récurrent : c’est la première chose à corriger.
  • Le ventre descend légèrement entre la poitrine et les hanches, ce qui dessine un corps en « banane ». Le gainage doit tenir pendant toute la glisse, pas seulement au départ.
  • Les mains sont disjointes : le profil hydrodynamique n’est pas optimal. Pendant l’effort, la flèche se défait. Les mains doivent rester verrouillées l’une sur l’autre.

Image 3 : le battement avec trop de genoux

Illustration, nageur en monopalme, avec les genoux trop pliés

Cette image saisit la remontée de la palme. Elle révèle le défaut le plus coûteux de la série : les genoux plient beaucoup trop.

Ce qui fonctionne

  • Les pieds restent joints et la palme est symétrique.
  • Le haut du corps reste globalement tendu vers l’avant pendant le battement.

Ce qui peut être amélioré

  • Flexion des genoux excessive. Les cuisses descendent et les tibias remontent presque à angle droit. Les cuisses se présentent alors face à l’eau comme un frein. En monopalme, l’ondulation part de la poitrine et des hanches ; les genoux ne font que transmettre le mouvement, avec une flexion modérée.
  • Mouvement localisé dans les jambes. Le tronc reste rigide pendant que les jambes « pédalent ». L’onde doit au contraire parcourir tout le corps, de la cage thoracique jusqu’au bout de la palme.
  • Tête relevée pour regarder devant : même constat que sur les deux autres images.

Ce qu’on retient sur notre posture en monopalme

Partis pour faire quelques images souvenirs, nous sommes revenus avec un plan d’action : une tête trop haute, un battement trop porté par les genoux et un gainage qui se relâche. Aucun de ces défauts n’était perceptible dans l’eau.
Prochaine séance : on ressort la caméra pour constater les changements.

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