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Le bassin de compétition : un cadre qui ne doit rien au hazard

Quand on parle de compétition en natation ou en monopalme, le bassin n’est pas un simple décor : c’est un espace normé, conçu pour garantir l’équité et la sécurité. La longueur est le premier critère. Les bassins homologués pour les épreuves internationales, sous l’égide de World Aquatics (ex-FINA), doivent mesurer exactement 25 ou 50 mètres entre les plaques tactiles. C’est la base, mais ce n’est tout.

Un bassin de compétition ne se résume pas à sa longueur. Sa largeur dépend du nombre de couloirs, et là encore, les règles sont strictes. Pour une homologation internationale, il faut au moins huit couloirs de 2,5 mètres, soit une largeur minimale de 20 mètres. En pratique, les bassins des grands événements en comptent souvent dix, avec des espaces tampons pour limiter les remous. Chaque détail compte quand il s’agit de performances.

La profondeur du bassin n’est pas qu’une question de confort. Pour les compétitions avec plots de départ, 1,35 mètre minimum sont requis sur les 6 premiers mètres après le départ. Pour les Jeux Olympiques ou les Championnats du monde, World Aquatics exige même 2 mètres au minimum sur toute la longueur.
Un bassin moins profond ralentit-il les nageurs ? Plus un bassin est profond, moins les vagues et turbulences se répercutent sur les parois et le fond. Les remous sont plus marqués, ce qui peut freiner la glisse et demander un effort supplémentaire.

Lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, le bassin de la Paris La Défense Arena a fait parler de lui, pas uniquement par ses prouesses techniques, mais pour sa profondeur de 2,15 mètres, alors que World Aquatics recommande 2,5 mètres pour les compétitions internationales. Les nageurs, habitués à des bassins plus profonds (comme les 3 mètres de Tokyo), ont pointé du doigt cette particularité. Un choix qui a suscité des débats, mais qui n’a pas empêché les exploits, comme celui du Chinois Pan Zhanle en 100m nage libre, seul à battre un record du monde dans ce bassin.

Côté température, l’eau ne doit être ni trop froide ni trop chaude.. World Aquatics impose une fourchette entre 25°C et 28°C pour concilier performance et sécurité.

Les lignes d’eau ne sont pas là pour la décoration. Elles doivent mesurer entre 10 et 15 centimètres de diamètre, être parfaitement visibles, et atténuer les vagues. Les marquages au fond du bassin, aux 15 mètres et à mi-parcours, guident les nageurs dans leurs virages. Quant aux plots de départ, leur hauteur (entre 50 cm et 75 cm) et leur surface antidérapante sont strictement encadrées.

Illustration, piscine olympique, avec des erreurs de conformité
Cette illustration générée par IA comporte plusieurs erreurs selon des recommandations de World Aquatics.
Saurez-vous les retrouver ? Mettez vos réponses en commentaire.

Et pour la monopalme, qu’est-ce que ça change ?

Si tu participes à des compétitions de monopalme, ces normes sont ton cadre de référence. Mais attention : la monopalme a ses spécificités. Les fédérations comme la CMAS ou la FFESSM peuvent imposer des adaptations, notamment sur les dimensions ou les équipements autorisés.

Un bassin de 25 mètres demandera une technique de virage irréprochable, tandis qu’un 50 mètres mettra l’accent sur l’endurance et la puissance de propulsion. Dans les deux cas, la préparation physique et mentale doit s’adapter.

Sources :
https://www.ffnatation.fr/sites/default/files/ckeditor_files/02-regles_natation_course.pdf
https://fr.wikipedia.org/wiki/Piscine_olympique
https://resources.fina.org/fina/document/2022/02/08/77c3058d-b549-4543-8524-ad51a857864e/210805-Facilities-Rules_clean.pdf
https://nap.ffessm.fr/documents/20250115cmas-nap_regles_v2025_01_fr.pdf
https://www.casalsport.com/fr/cas/lignes-d-eau#productBeginIndex:0&

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